Mon serviteur réussira,
il montera, il s’élèvera, il sera exalté. (Isaïe, 52,13)
- Tant qu’il y a du mouvement vers le bas
(stagnation en fait partie),
La descente de plus en plus profonde
aux enfers est sans cesse réalisable.
Le serviteur souffrant d’Isaïe,
en qui on a identifié le Messie,
le Christ-Jésus lui-même,
est tellement défiguré,
que méconnaissable comme homme.
En lui, toutes les défigurations se concentrent,
lui qui a porté les péchés du monde,
restant silencieux à l’image d’un agneau,
homme de douleurs, familier de la souffrance.
- Il est monté sur le haut de l’humiliation,
comme Jésus va monter sur le haut de la croix
planté en haut de la colline, de la montagne,
là, où Dieu continue à se révéler,
sans éclat de grandeur divine
comme c’était le cas devant Moïse ou Elie.
Mon serviteur réussira,
Dieu en est certain,
et nous aussi,
voilà ce que nous célébrons,
la victoire.
Face au mal,
un moment donné
il n’y plus d’autres recours
que se laisser faire,
non pas pour en être broyé,
mais pour rester fidèle.
- Il sera exalté,
il l’est dans la souffrance,
il le sera dans la gloire,
il l’est dans l’humiliation,
il le sera dans la gloire.
La victoire sur le mal
s’obtient au moyens de ces deux mouvements,
vers le bas et vers le haut.
Pour suivre Jésus,
il nous faut passer par les deux.
- La victoire sur le mal est notre commune victoire en lui,
sur ce qui n’est pas de nous et qui
pourtant nous traverse, nous empoisonne,
nous rend la vie difficile, parfois impossible.
Notre responsabilité n’est pas dans le mal
qui n’est pas de nous,
elle est dans le mal consenti,
accepté, si souvent par mégarde,
et pas reconnu.
Long chemin de purification
pour entrer dans la gloire avec lui.
Il intercède pour nous hier,
aujourd’hui et toujours.
Amen
