- Comme dimanche dernier, aujourd’hui aussi
l’évangile est consacré au baptême de Jésus.
L’action de Jean-Baptiste était racontée par Marc.
Aujourd’hui l’action est racontée par Jean-Baptiste lui-même,
sous forme d’un témoignage.
Cette différence de narration prouve que
les évangélistes avaient compris l’importance de l’événement,
qu’il fallait le montrer sous des éclairages supplémentaires,
pour le rendre très proche du lecteur.
L’Église dans le choix des évangiles a méditer
en y insistant a aussi compris l’importance.
- Pour ne pas reprendre le même thème traite dimanche dernier,
je préfère me concentrer sur la première lecture.
C’est un extrait du livre de second Isaïe (40-55).
Ce livre contient des passages majeurs
pour comprendre la foi chrétienne.
Ils sont consacrés au Serviteur (souffrant),
une figure de Messie qui se précise de plus en plus
au long des histoires rapportées dans l’Ancien testament.
Les écrits datent de la période de l’Exil en Babylone.
Ici nous avons la présentation du serviteur souffrant lui-même.
Comme pour Jean-Baptiste d’un dimanche à l’autre,
ici en insistant sur la première lecture,
nous comprenons mieux le lien avec l’évangile.
Et cela nous permettra, espérons-le,
de mieux comprendre les Noces de Cana
présentées lors de la soirée sur
les fondamentaux de la foi, ce 22 janvier.
- Qui est ce mystérieux personnage?
Il se présente comme quelqu’un qui est marqué par le destin divin.
Le Seigneur le façonne dès le sein de sa mère.
Avec une mission de rassembler les enfants d’Israël.
Lorsque l’on est dispersé cela parle.
- Aujourd’hui commence la semaine de prière pour l’unité des chrétiens.
Lorsque l’on est divisé, deux attitudes sont possibles
Se contenter de l’état de faits,
ou essayer le rapprochement.
Ce que l’Eglise catholique essaye de faire.
fidèle aux paroles de Jésus: qu’ils sont un. (Jn 17,21)
On peut aussi obtenir l’unité par force,
mais ce n’est plus l’unité mais l’absorption.
Mais alors la foi chrétienne est totalement bafouée,
puisqu’elle est fondée sur la liberté intérieure
qui n’est plus respectée.
- transposons ce constat concernant l’unité sur la construction du couple.
Avant d’être en couple, l’un pour l’autre,
vous étiez non existants l’un pour l’autre.
Votre choix est fondé sur la libre décision aidée par le coup de cœur.
Le cœur qui a ses raisons que la raison ne connaît pas, se transforme, change de dimension et de place dans la vie de chaque personne.
Il reste le désir d’être enraciné dans la volonté d’être unis,
le garant de stabilité et de croissance.
- Comment nous vivons nos relations en famille, en couple, au travail,
dans la société, entre les peuples?
Cherchons d’abord le royaume de Dieu
(le bien commun qui nous est confié).
Le reste nous sera donné.
Ce n’est pas magique,
mais avec la grâce de Dieu réalisable.
Seigneur tu peux, si je veux.
Je veux, car j’ai de la valeur à tes yeux.
Cela me suffit. Amen
