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Communauté Catholique Francophone de Hong Kong

9 octobre 2026

2026 oct 10/11 Homélie. L’habit de noces

2026 oct 10/11 Homélie. L’habit de noces

I.

Dans la culture française, la table tient une place très importante. J’ai en tête la table du repas des noces il y a trois semaines. Une longue ligne des tables et des chaises vides dorées par les rayons du soleil levant prêtes à accueillir des convives le soir.

“Devine qui vient dîner chez nous ce soir” dans certaines paroisses en France ou à l’etranger, après la messe les anciens accueillent des nouveaux. À Singapour, les hommes et les femmes se retrouvent séparément pour un déjeuner une fois par mois. La seule condition de tout cela: vouloir accueillir et vouloir être accueilli.

À Barcelone, lors des journées des CCF Monde, nous avons vécu une semaine sous le thème: construire une communauté. “Si le Seigneur ne bâtit pas la maison, les bâtisseurs travaillent en vain”, Ps 126,1.

Un des exposés portait sur la communion théologale. Donc sur une communauté construite sur les valeurs d’hospitalité divine, comme les trois visiteurs d’Abraham.

Au centre est le Christ et son message. C’est le sens de chaque messe qui doit rejaillir sur la suite. L’agape qui suit en est le prolongement.

II.

Tous ceux qui sont invités aux repas portent l’habit des noces. C’est une marque d’accueil et d’appartenance, mais aussi de liberté, de paix, de joie. Comme au Bénin en 2012, le tailleur d’abord, le vêtement des noces le lendemain, puis la fête durant plusieurs jours.

L’évangile nous montre l’histoire de quelqu’un qui, bien qu’ayant répondu à l’invitation, n’a pas revêtu l’habit que l’on lui avait préparé. Il voulait être accueilli, mais tout en gardant son indépendance. Il voulait y participer, mais pas totalement, être de corps mais pas de cœur.

L’accueil est à ce prix. Jésus nous demande d’accueillir tout le monde. Mais il n’y a aucune obligation de résultat. Il y a seulement des constats à faire.

Dieu invite le plus largement possible, et surtout des pêcheurs (c’est une autre manière de dire tous)

Le pauvre malheureux sans habit de noces, il n’est pas victime de l’uniformisation à outrance. Il a sciemment refusé les conditions de l’invitation. L’habit de noces est notre vêtement blanc du baptême.

Sentons-nous légitimes, à notre place dans ce repas, qu’une messe? Oui si nous sentons des pêcheurs qui désirent la conversion. Heureux les invités au repas du Seigneur, je ne suis pas digne, mais dis seulement une parole… Viens goûter, viens apprécier le bon vin. Prends des forces. Va vivre ta vie durant la semaine. Et reviens si tu veux. Quoi que tu décides, deviens ce à quoi tu te sens appelé. AMEN