2026 oct 24 Homélie Jésus nous délivre de la colère qui vient
L’amour du prochain versus la colère qui vient.
Les derniers événements en France toujours en cours (et ailleurs aussi) sont marqués par la colère qui vient.
Elle est humaine, bien humaine, rien à dire.
Je n’y entre pas dans le débat sociopolitique à charge ou à décharge.
La colère est toujours difficile à contrôler, même à canaliser.
Elle détruit, avant éventuellement céder à la paix et la reconstruction.
Qui ne connaît pas des gens qui doivent exploser avant pouvoir se calmer et reprendre.
Et peut-être cela nous arrive nous aussi.
La colère de Dieu qui vient.
La Bible est pleine de descriptions d’un Dieu coléreux, menaçant,
prêt à exploser, à tout casser ou presque, comme lors du Déluge, sauf Noé.
Les prophètes deviennent aphones
à force de mettre en garde, dire et redire, supplier,
menacer rarement à temps, dans le bon tempo.
Ils essaient de repousser la colère de Dieu,
colère qu’ils finissent par épouser comme étant la leur.
Comme si Dieu était schizophrène.
Tantôt magnanime, tantôt sans pitié,
tantôt apaisant, tantôt terrifiant,
tantôt encourageant, tantôt menaçant.
Les contradictions sont propres à nous, les humains.
Rien de cela en Dieu.
Ou alors il est fait à notre image,
ce qui nous arrange parfois,
plus facile de négocier avec quelqu’un dont
on maîtrise le mode opératoire d’action.
Comment Jésus apaise la soi-disant colère de Dieu.
L’histoire du salut commence avec Abraham.
Avec Jésus c’est la suite.
Tout s’y déroule selon la dynamique de progression.
La Bible a consigné les différentes étapes de cette progression.
Depuis la création jusqu’au salut en Jésus-Christ.
Jésus en est la clef de voûte.
Il donne des preuves de cette progression
dans son enseignement et dans sa vie.
Deux exemples sous forme de commandements à garder ensemble.
D’abord apprendre à aimer Dieu,
ça oblige à s’ouvrir à un plus grand que soi.
Puis à appliquer cela à soi-même, sans se prendre pour Dieu Bis;
comme les itinéraires Bis que l’on prend l’été sur les routes de vacances.
Mais se prendre pour son enfant.
Ce n’est pas pareil, c’est mieux, le fils ne peut pas être le père de son père.
Aimer les autres n’est qu’une conséquence naturelle.
Donc pas de place pour l’exploitation, pour l’oppression
dans cette communauté ainsi renouvelée par Jésus
et son amour intégré dans nos cœurs.
Jésus, par sa vie donnée sur la croix révèle que Dieu est compatissant (cf la première lecture). AMEN
