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Se confesser pendant l’Avent, c’est possible… et c’est même recommandé !

La confession, à quoi ça sert ?

La confession a parfois une mauvaise réputation : peur du jugement, péchés difficiles à avouer, sentiment de devoir s’auto-flageller, impression de confesser toujours les mêmes péchés

Pourtant, la confession fait partie intégrante de notre relation à Dieu. Aussi plus joliment appelé « sacrement de réconciliation », elle est, comme tous les sacrements, le signe visible d’une réalité invisible : la miséricorde infinie de Dieu à notre égard, peu importe l’étendue de nos péchés. En nous plaçant dans une posture d’humilité, en reconnaissant nos péchés en vérité, nous laissons la possibilité au Seigneur d’agir en nous, en nous manifestant son pardon et son amour. La sérénité et la paix qui se dégagent de la confession et du pardon reçu (re)font de nous des hommes et des femmes neufs, remplis d’amour pour Dieu et notre prochain.

La confession, pour qui et avec qui ?

Pour tout le monde, même si vous vous pensez parfaits (l’orgueil n’est alors jamais très loin) ! Le sacrement de la réconciliation s’obtient en présence d’un prêtre, qui agit au nom et pour le compte de Jésus : à travers le prêtre c’est bien Dieu qui nous absout de nos péchés. De même que nous ne pouvons pas nous sauver nous-mêmes (seule la grâce de Dieu nous sauve), nous ne pouvons pas nous confesser seuls directement à Dieu : Jésus a donné pouvoir aux Apôtres de remettre les péchés, et dans la lignée des apôtres, le prêtre reçoit du Christ la mission – et donc le pouvoir – de remettre les péchés. Ainsi, se confesser à un prêtre assure que c’est bien Dieu qui accorde son pardon et réconcilie le pénitent avec l’Eglise.

Que faut-il confesser ?

Il s’agit de reconnaitre nos péchés, c’est-à-dire nos fautes qui nous éloignent de Dieu et nous coupent de son amour. Pense-bête simple et efficace : si vous mentionnez les péchés commis envers Dieu, ceux commis envers votre prochain et ceux commis envers vous-mêmes, alors vous aurez couvert l’essentiel !

La confession, à quelle fréquence ?

De préférence avant les grandes fêtes, notamment (mais pas uniquement) avant Noël et Pâques – d’où l’encouragement à le faire pendant l’Avent et le Carême. Ces temps sont des périodes propices à la méditation sur nos faiblesses et nos pauvretés face à la grandeur de l’amour de Dieu, qui s’est fait homme pour partager notre fragilité (Noël) et nous sauver par sa mort puis sa résurrection (Pâques). Mais rien n’empêche de nous confesser plus fréquemment, bien au contraire : se confesser régulièrement nous aide à faire grandir notre relation avec Dieu, en nous ramenant constamment dans le giron de son amour.

D’accord, mais comment cela se passe-t-il en pratique ?

Il est conseillé de préparer sa confession : préparer sa confession, c’est aussi montrer à Dieu que nous aussi nous accordons de l’importance à cette relation d’amour réciproque. Lorsque le prêtre nous invite à commencer, il est possible de rappeler la date de notre dernière confession. Puis vient le temps de la phase de la confession proprement dite, c’est-à-dire l’aveu des péchés (cf ci-dessus), simplement et sans se chercher d’excuses. S’ensuit un moment d’encouragement, de consolation, de fortification de la part du prêtre, éventuellement une proposition de pénitence (par exemple une méditation sur l’Evangile), puis une invitation à formuler un acte de contrition (pas de panique – antisèche fournie ci-dessous) et enfin : l’absolution ! C’est là toute la beauté de la confession : le Seigneur nous aime et nous pardonne tout !

Que dois-je faire si je veux me confesser pendant l’Avent ?

Prendre RDV avec le père Remy sur RDV (remy.kurowski@gmail.com)

Acte de Contrition

« Mon Dieu, j’ai un très grand regret de Vous avoir offensé parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre sainte grâce, de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »